Jérémy Mattina
Voici ci-dessous le témoignage enregistré (format mp3) du Pasteur Jérémy Mattina, donné lors d'une de nos réunions d'annonce de l'évangile.
Durée : 11min
Jean Philippe Reilles
Jean-Philippe a été délivré de la drogue par sa foi en Jésus-Christ :
René Delattre

Voici ci-dessous le témoignage enregistré (format mp3) du Pasteur René Delattre, donné lors d'une de nos réunions d'annonce de l'évangile.
(René Delattre nous explique comment s'est déroulée sa rencontre avec le Seigneur Jésus dans la foi)
Durée : 47min
Dr Pierre Delfour

Je suis issu d'une famille très catholique qui comptait dans son sein un prêtre, lequel a exercé son ministère pendant de nombreuses années dans le joli village de Mirepeisset.
J'ai fait mes études secondaires dans un pensionnat religieux où pendant 7 ans, de la 6ème en terminale j'ai dû assister chaque matin à la messe. C'est dire que j'ai eu l'occasion de connaître la Parole de Dieu ; malheureusement, je n'étais là qu'en spectateur et si j'étais capable de réciter des passages entiers de l'Evangile, je n'ai jamais essayé de l'approfondir. Cela m'aurait sûrement évité certains errements dans ma vie conjugale.
En effet, après 18 ans de mariage, mes fréquentes infidélités ont brisé notre couple et mon épouse est partie vivre à Nice avec nos deux enfants. Trois ans après, ma fille âgée de 20ans présente les premiers symptômes de la maladie que je redoutais entre toutes pour mes enfants à savoir la leucémie aiguë et ce dans sa forme la plus grave dont je savais que les thérapeutiques d'alors n'arriveraient pas à bout.
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C'est alors qu'une amie qui fréquentait l'Eglise Evangélique m'a demandé d'y venir prier pour la guérison. Ce jour là, l'Assemblée recevait Dany et Moïse. Dany a porté son témoignage sous forme de chant. Lorsque l'on connaît sa voix merveilleuse on comprendra l'émotion qui m'étreignit et ce d'autant plus que ce témoignage portait sur la guérison miraculeuse de sa leucémie. Je suis donc venu régulièrement mais dans un seul but : prier pour la guérison de mon enfant. Je suis même allé passer une semaine dans cette belle maison de Dieu qu'est Béthel Orvin en Suisse.
Cependant la maladie faisait son chemin et les hospitalisations avec leur cortège de traitements ô combien douloureux devenaient de plus en plus fréquentes. J'allais chaque week-end à Nice partant après mes consultations de l'après midi pour arriver en fin de soirée. Mais dans sa grande bonté le Seigneur a eu pitié de moi, moi qui continuais à vivre dams le péché !!
En effet, ce troisième Samedi du mois d'Août 1982 que quelques semaines auparavant j'avais demandé à ma secrétaire de laisser libre (sans raison précise d'ailleurs), je décide de partir plus tôt après avoir téléphoné à ma fille qui me parle tout à fait normalement. Quelques heures après j'arrive à l'hôpital et la trouve dans le coma. Je m'assieds tout près de son lit sa main brûlante dans la mienne et trois heures plus tard je vois ses pupilles se dilater ; elle nous quittait. Mais en même temps, gardant malgré mon désarroi une lucidité totale absolument inexplicable, j'ai vu sur son visage dont la beauté n'avait en rien été altérée par la maladie, apparaître un sourire et croyez moi ce n'était pas une hallucination. Oui, en quittant ce monde ma fille souriait et je sais que le Seigneur a voulu nous dire à mon épouse et moi-même qu'elle pénétrait dans un monde de bonheur. Notre Pasteur de Nice qui était présent et qui connaissait bien mon enfant m'a confirmé dans cette certitude. Seule cette conviction m'a permis et me permet de supporter cette perte irréparable.
A partir de ce moment je ne suis plus venu à l'Eglise contrairement à mon épouse qui continuait dans celle de Nice. Mon attitude n'était pas dictée par un esprit de révolte mais dans ma froide logique de pêcheur, n'ayant pas obtenu la guérison je n'avais rien à faire ici.
Les années ont passé et au mois d'Août 1988, mon état de santé s'est brutalement et très gravement altéré. Je suis alors revenu vers le Seigneur mais cette fois-ci ce n'était pas uniquement pour la guérison du corps mais aussi et surtout pour celle de mon âme car j'ai réalisé avec effroi que j'aurai pu partir couvert de fautes, donc dans le monde des ténèbres.
J'ai enfin admis que Christ par son sacrifice suprême avait lavé tous mes péchés et qu'ainsi pardonné par cet acte rédempteur je pouvais débuter une nouvelle vie, je pouvais naître de nouveau.
Je remercie de tout mon coeur notre Dieu tout puissant pour l'immense miséricorde et la patience qu'il a eues à mon égard. Je Le remercie d'avoir ramené auprès de moi une épouse dont le courage, la générosité, la foi inébranlable m'ont tant apporté.
Je rends grâce au Seigneur d'avoir mis sur ma route nos bons pasteurs qui savent si bien commenter et nous faire aimer les saintes Ecritures.
Je suis reconnaissant au Seigneur de m'avoir fait rencontrer l'amie qui m'a amené en ces lieux la première fois voici 9 ans,et de m'avoir à la même époque fait connaître ma chère soeur Isabelle qui depuis des années prie pour que je sois là aujourd'hui.
Enfin je vous remercie frères et soeurs pour vos prières. Combien de fois vous ai-je envié lorsque le front courbé, essayant d'ânonner de maladroites louanges j'entendais sortir de vos bouches de si belles paroles.
Voici comment le pécheur impénitent arrive aujourd'hui jusqu'aux eaux du baptême. Je sais que la route sera étroite, je sais que le Malin la sèmera d'embûches je sais pourtant que de rudes épreuves physiques et morales m'attendent. Mais j'ai maintenant l'allié le plus sûr, le Père le plus puissant et le plus miséricordieux ; en cas de tempête le rocher auquel je m'accrocherai ne vacillera pas et la droite qui me soutiendra ne me lâchera pas. Mais j'ai aussi de nouveaux devoirs ; car si par la grâce du Très-Haut j'ai pu dans l'exercice de mon beau métier arracher à la mort certains enfants, je dois à présent par mes paroles et par l'exemple de ma vie (une vie pure et sans mensonges) amener au Seigneur des âmes qui ne le connaissent point ou qui se sont momentanément égarées. Alors mon engagement d'aujourd'hui aura pris tout son sens, alors comme l'apôtre Paul il me sera possible de dire :ce n'est plus moi qui vis,c'est Christ qui vit en moi,et lorsque j'arriverai au terme de mon parcours je pourrai comme mon enfant partir avec le sourire car ma vie ,du moins celle qui débute aujourd'hui aura été agréable à notre Seigneur bien-aimé.
Samuel Mourier
Comme bien des enfants, tout petit, je me posais souvent des questions sur la vie et j'ai le souvenir d'en avoir perçu, très tôt, l'injustice : personne n'est pour quelque chose dans sa naissance. Je savais que j'aurais pu naître noir à Atlanta, fils de bourgeois à Paris, intouchable indien ou esquimau sur la banquise ; être né fils d'ouvriers à Narbonne n'était pas un choix et, par dessus le marché, la vie me semblait, par sa précarité, incompréhensible.
Mes parents croyaient et vivaient leur Foi au quotidien. Ceci m'a permis d'avoir, rapidement, la certitude que Dieu existait, cette certitude était confortée par la découverte de ce qui m'entourait, pas le monde que les hommes construisaient, mais la nature : son équilibre, son permanent renouvellement. Que le hasard ait pu réaliser cela de mutation en mutation, toutes dues au hasard, me semblait relever beaucoup plus de l'ordre du conte de fées que de croire en un Dieu créateur.
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Chez mes parents, dans la cuisine, il y avait (et cette gravure est toujours au même endroit) un panneau de bois où on pouvait lire « Nous attendons le retour de notre Seigneur Jésus-Christ ». Ce n'était pas une simple formule ; pendant mon enfance, j'ai toujours vu mes parents vivre conformément à cette « devise ». Et, à l'âge où d'autres lisaient Pif Gadget, j'ai eu une Bible en images, quand, plus tard, d'autres passaient à la bibliothèque verte, j'avais déjà lu plusieurs fois la Bible version Segond (quelques BD et pas mal de bibliothèques vertes). Quand mes camarades de classe faisaient la grasse matinée, j'accompagnais mes parents à l'église. Tout ce que j'ai pu découvrir à cette époque (les récits sanglants et barbares de la Bible, les attitudes des membres des églises (mysticisme, excitation, conception bornée des choses, abus de pouvoir des hommes ou femmes d'église, etc.) n'a pu m'empêcher de continuer à croire en Dieu.
L'absence de sens de la Vie et son injustice continuaient à me préoccuper. Ces questions, associées à l'éducation que je recevais, m'ont protégé de tout ce qui pouvait me mettre en péril et je n'ai jamais été tenté de prendre de trop grands risques avec ma vie, comme avec mon âme. Je me rends compte qu'avoir suivi une voie rectiligne m'a évité, à postériorité, bien des peines. N'ayant pas quitté ma voie, je n'ai pas eu à y revenir pour ce que j'en ai vu, il me semble que ce qui nous décide à en prendre le chemin du retour est souvent douloureux.
Jeune, j'ai découvert Martin Luther King. Je dévorais ce qu'il avait écrit, interpellé par la vie de cet homme qui pouvait prêcher l'Evangile et le pardon qui en est une composante, tout en organisant sans violence le combat contre l'injustice raciale ; dénonçant la misère d'un peuple asservi, associant lutte sociale et Foi. Et, parallèlement, un jour, j'ai lu, autrement, le livre de l'Ecclésiaste. Des versets semblaient avoir été écrits pour faire écho à mes réflexions.
Ecclesiaste1
J'ai considéré ensuite toutes les oppressions qui se commettent sous le soleil; et voici, les opprimés sont dans les larmes, et personne qui les console! ils sont en butte à la violence de leurs oppresseurs, et personne qui les console! Et j'ai trouvé les morts qui sont déjà morts plus heureux que les vivants qui sont encore vivants, et plus heureux que les uns et les autres celui qui n'a point encore existé et qui n'a pas vu les mauvaises actions qui se commettent sous le soleil.
J'ai appris alors à comprendre la Bible, à voir qu'elle n'était pas un ouvrage scientifique, ni un livre historique, encore moins un but en soi, mais un moyen. J'ai appris qu'elle voulait dire plus et au-delà de ce qu'elle disait si on la prend à la lettre. C'est là que j'ai compris (appréhendé concrètement) que je pouvais moi aussi, vivre une Foi personnelle, que Dieu était, non seulement, le créateur de toutes choses, à l'origine du monde, magnanime au point de nous offrir le libre-arbitre, mais un être proche, que je pouvais aborder, et ressentir au fond de moi. Plus de détails de cette relation relèverait de l'indécence. Croire réellement en Dieu, avoir vraiment la Foi, ce n'est pas prendre des attitudes données, ce n'est pas faire des dévotions particulières, s'attacher aux paroles de certains hommes ou organiser sa vie en fonction d'un lieu ou d'horaires, mais avoir au fond de soi une certitude qui permet de vivre sans réduire l'existence à 25 ans où on apprend tout : les règles et les exceptions, 25 autres où on vit persuadé d'être une exception et le reste à se rendre compte qu'on a été selon la règle générale, comme les autres, qu'on n'est pas passé entre les gouttes.
Croire permet de voir la vie comme quelque chose qui a une fin, mais dont la mort est une issue et non une sanction. La Foi donne un sens à cette vie, ouvre la certitude d'un accès à quelque chose que nous revendiquons, sans nécessairement savoir ce que c'est, mais qui est ce dont nous avons besoin.
Hébreux 11 : 14
Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.