Histoire des Assemblées de Dieu en France

Dans la nuit du 31 Décembre au 1er Janvier 1900, Topeka dans le Kansas (Etats-Unis), un pasteur, Charles Parham, et un groupe de chrétiens méthodistes avides de découvrir la Parole de Dieu, fait l'expérience du Baptême du Saint-Esprit et du parler en langues. Le Méthodisme est un mouvement Protestant fondé en Angleterre au XVIIIème siècle par John Wesley en réaction contre le ritualisme de l'Eglise anglicane.
Les Méthodistes voulurent partager leur expérience mais furent mal reçus par les Eglises, les suspectant d'exaltation.

Douglas Scott

Le Pentecôtisme fait référence à l'expérience biblique de la Pentecôte conformément à l'Ecriture et notamment au livre des Actes des Apôtres, chapître 2. C'est ainsi qu'on appellera ce mouvement qui connait un essor extraordinaire. En 1904, naît au Pays de Galles un mouvement connu sous le nom de "Réveil du Pays de Galles". En 1930, le Prédicateur anglais Douglas Scott arriva en France pour apprendre la langue et se diriger ensuite vers l'Afrique. Le Saint-Esprit confirma le message de la Bonne Nouvelle de façon spectaculaire, et il resta sur le sol français pendant de longues années. Après avoir trouvé accès dans quelques églises et auprès de plusieurs responsables protestants, il fut l'un des principaux artisans de l'implantation de l'Eglise de Pentecôte et contribua à la fondation des Assemblées de Dieu de France dont la première convention eut lieu au Havre en 1932. Et de fait, les salles s'agrandissent, les assemblées se multiplient.

8 églises en 1933, 26 en 1937, 34 en 1941, plus de 60 en 1947. De grandes campagnes furent aussi menées à Paris et à Nice. En 1954, dans la capitale, plus de 10 000 personnes se pressaient au vélodrome d'hiver. L'année suivante, ce furent les réunions de la salle Wagram. On enregistrait des centaines et des centaines de conversions. Les années ont passées mais Jésus est resté le même, accomplissant son oeuvre de grâce dans notre pays. Aujourd'hui, plus de 600 lieux de réunions permettent à plusieurs dizaines de milliers de chrétiens de vivre la même expérience de Pentecôte. Les Assemblées de Dieu ont su s'adapter et se donner des moyens modernes pour répandre les message de Christ.

Témoignage de Douglas Scott

En rendant ce témoignage, mon désir est de glorifier mon Sauveur et de le remercier de la manière dont il a posé sa main bénie sur moi, avant et après ma conversion.
Dès ma tendre enfance, j'assistais au culte où j'avais été baptisé par aspersion comme enfant, mais lorsqu'à un moment on introduisit des cérémonies que ma mère ne pouvait pas comprendre, elle décida d'aller là où elle pouvait comprendre afin de profiter du culte.
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C'est ainsi que je me suis trouvé dans une école du dimanche où j'appris l'histoire Sainte et chaque année, dans les examens portant sur les Saintes Écritures, que je possédais dans ma mémoire, je réussissais à gagner un prix.

Dans cette école du Dimanche, personne ne s'est donné la peine de me montrer où je devais commencer la vie chrétienne, personne ne m a conduit à la croix du Sauveur. Un peu plus tard, j'ai quitté l'Ecole du Dimanche pour fréquenter "la Fraternité", et là j'ai entendu les orateurs les plus brillants, mais personne d'entre eux ne m'a donné la clé de la connaissance de Jésus-Christ.

Après ceci la guerre est venue et vers la fin je me suis trouvé en "Kaki " avec un équipement moral excellent mais sans pouvoir le garder, et il va sans dire que je suivis le chemin que suivent tous les soldats, le chemin du péché, parce que je ne pouvais pas résister à la tentation.

Après la guerre, je cherchais la lumière dans une autre Église, mais il n'y en avait point. On prêchait aux gens comme si tout le monde était chrétien, et par conséquent on n'expliquait pas le chemin du salut. J'étais encore dans les ténèbres sur la question capitale : le salut de mon âme. Le monde était maintenant complètement entré dans mon cœur Je travaillais dans un bureau pendant la journée, et le soir, je jouais du violon, soit pour le bal, soit pour le cinéma et je remplissais ce qui restait de ma vie, avec le football et la course à pied.

Satan rendait mon chemin très facile et tout ce que j'entreprenais réussissait, surtout la course à pied. Chaque semaine je rapportais un prix chez moi. Le dieu de ce monde a voulu m'aveugler afin que je ne visse pas la réalité de l'éternité, de manière qu'étant atteint d'un empoisonnement du sang et du tétanos je pensais que c'était la fin. Mais même à ce moment je ne pensais pas à l'éternité.

La soirée que je pensais être la dernière, je l'ai passée en m'amusant avec quelques amis, toute la nuit avec la pensée qu'au moins je jouirais de ceci : ma dernière nuit sur la terre.

Dieu fut bon envers moi. Je recouvrai la santé. Il commença à me prendre en main; gloire à son Saint nom ! Il m'appela en trois occasions différentes, et à la troisième je me donnai à lui, esprit, âme et corps. J'ai trouvé en lui ce que le monde ne pouvait pas me donner : la satisfaction complète.

La première fois, j'attendais une jeune femme, quand un jeune homme s'approcha de moi et me fit cette question : "Êtes-vous sauvé?" Je lui expliquais toutes les choses que je faisais dans la religion, mais pas celles que je faisais dans le monde. Il me laissa un prospectus et j'entendis la voix de Dieu retentir à sa question.

Ensuite, il vint dans notre ville, une mission à laquelle toutes les Églises prirent part, et le dernier soir je me trouvais à la réunion. Il n'y avait pas d'appel direct à la conversion, autrement j'aurais répondu, car le Saint-Esprit commençait à me travailler. D'abord, ceux qui étaient sauvés se levèrent en réponse au désir du prédicateur. Les uns se levèrent tout de suite, les autres ne savaient pas s'ils devaient se lever ou rester assis; finalement ils se levèrent aussi. Je vous laisse juger s'ils étaient sauvés ou pas.

Pour moi je restais assis ainsi qu'une personne à ma droite. La réunion se termina sans que personne vînt me parler de mon âme. J'avais cependant soif de Dieu, et Dieu me conduisit merveilleusement, gloire à son nom!

Un jour, je me trouvais dans une rue de Londres, quand la mélodie d'un chant parvint à mes oreilles. Je m'approchais et je trouvais plusieurs jeunes gens qui prêchaient la Parole de la Vérité. Un de ces jeunes gens s'appelait Mr. BERHOLZ (il a été président des Assemblées de Dieu en Pologne), il prêchait sur la croix et sur les souffrances de Christ. Son message, quoique dit dans un anglais très imparfait, fit ce que plusieurs prédications en bon anglais n'avaient jamais fait. Et c'est ainsi que je fus amené aux pieds de Jésus.

Je me livrais complètement à celui qui était mort au calvaire et les rues de Londres me paraissaient comme pavées d'or quand je rentrais à mon bureau.

Alors Dieu commença à faire une oeuvre de sanctification dans ma vie. Le Saint-Esprit me montra ce qui devait changer. J'avais plusieurs engagements pour aller jouer du violon en divers lieux, mais celui que j'avais pris envers Jésus me suffisait. Mon violon comprit que son Maître était devenu une nouvelle créature en Jésus-Christ et qu'il ne devait plus jouer de ces mélodies profanes.

Je quittais aussi la course à pied, mais je continuais à jouer au football le samedi et pas le dimanche. Mais Dieu me voulait entièrement. Dans sa grâce, Dieu me donna trois avertissements. Deux fois j'eus des accidents à un genou; or je n'en avais jamais eu auparavant au cours de plusieurs années pendant lesquelles je pratiquais le football. Finalement, pendant que je jouais, un voleur prit tout ce qu'il y avait dans mes poches, mon argent et même une montre en or que j'avais gagnée sur la piste. Je décidais de quitter pour toujours le football.

Définitivement sauvé je cherchais un "bercail" spirituel, car je ne désirais pas retourner au " vieux vin" du formalisme. Je priais Dieu continuellement, lui demandant de me conduire dans un foyer vraiment spirituel. Chaque dimanche, je sortais pour le trouver et finalement le Seigneur me conduisit dans une rue où il y avait quatre Églises : l'Armée du Salut, les Frères dits "ouverts" (là dedans j'aurais reçu assez pour faire une belle mort, mais j'avais besoin de quelque chose de plus ; quelque chose avec quoi je pourrai vivre à la Gloire de Dieu et entrer dans son service). Il y avait aussi une Église Spirite et une autre sans étiquette, mais avec du "vin nouveau" au-dedans.

Quand j'entendis chanter ce fut assez pour moi. C'était le même chant que j'avais entendu à Whitecross, le chant dit sous l'onction de l'Esprit. Ce qui me décida à appartenir à cette Église ce fut la manière chrétienne dont on me reçut. Dans nos Assemblées nous devons veiller à bien accueillir nos visiteurs, car cette première prise de contact est d'une grande importance. Dans plusieurs endroits, on les laisse trouver une place, un cantique, sans leur réserver une chaleureuse réception. Cette première réunion à laquelle j'assistai était un service de Sainte Cène. J'entendis parler en langue avec interprétation, mais cela ne me troubla pas du tout. J'étais seulement curieux d'en connaître davantage sur cette manifestation. J'avais trouvé un lieu de repos spirituel et le dimanche suivant, je me suis mis tout à fait au premier rang pour entendre ces langues nouvelles.

J'assistai le mercredi à la réunion consacrée aux jeunes. Ce qui me remplit d'admiration, ce fut d'entendre ces jeunes gens expliquer les Écritures d'une façon magistrale.

Pendant que je fréquentais ces réunions, j'entendis parler plusieurs fois d'une puissance qu'on devait recevoir. Plus tard - le Seigneur en soit béni - je fut revêtu de cette puissance. C'était le baptême dans le Saint-Esprit.

Georges JEFFREYS vint pour une mission dans notre Assemblée et je m'approchai pour être guéri. Quand il m'imposa les mains au nom de Jésus, je sentis la puissance de Dieu qui traversa tout mon être.

Le frère Georges JEFFREYS demanda si je cherchais le Saint-Esprit. Sur ma réponse affirmative, il pria pour moi. Dieu exauça sa prière. Un dimanche matin, pendant que je méditais sur cette parole : "Au-dessous sont les bras de l'Eternel!", e me sentis élevé dans l'infini de Dieu. Sa puissance traversa à nouveau tout mon être me baptisant dans le Saint-Esprit. Je magnifiai Dieu en des langues nouvelles. Les paroles humaines ne peuvent exprimer cette bénédiction. Dieu me montra ce que cette puissance était pour son service et il me conduisit à Whitecross street, à l'endroit où il m'avait sauvé, pour que je témoigne de son amour et de sa grâce.

Là, pendant deux ans, une demi-heure chaque jour, il me fut donné de prêcher la croix de Jésus et nombreux sont ceux qui ont trouvé le salut pendant ces jours bénis.

Les réunions en plein air le dimanche et le samedi furent mon École Biblique, surtout quand il fallait répondre aux questions que posaient souvent les athées et les libres penseurs. Au cours d'une distribution de traités, de maison en maison, j'arrivai à comprendre la nature humaine et son besoin de l'Evangile. Mais ce ne fut que lorsque, sous une tente, nous commençâmes à prêcher la Guérison Divine aussi bien que le Salut, que nous trouvâmes le chemin des coeurs. Nous avons vu que parfois, lorsqu'un malade incurable est guéri par Jésus, toute sa famille acceptait l'Evangile du salut.

Ce fut avec une sainte crainte, que selon le commandement de Jésus (Marc 16-18) pour la première fois, nous posâmes nos mains sur une sœur afin qu'elle soit guérie. A la réunion suivante elle témoigna avoir reçu du Seigneur une guérison complète. Dès lors nous trouvâmes facile d'imposer les mains aux malades.

Je suis arrivé à connaître la Parole de Dieu en posant des questions à tous les pasteurs avec lesquels j'étais en contact et c est ainsi que le pasteur WHITTLE fut vraiment entre les mains de Dieu l'instrument d'une grande bénédiction pour mon âme.

Nous fondâmes l'Assemblée de LAINDON et là nous travaillâmes fidèlement pendant deux ans avant de la laisser entre les mains de Mr. COLEMAN.

Je ne veux pas oublier de raconter comment, étant fiancé à une femme mondaine, Dieu me parla et me montra la triste fin de Salomon. Il me fit comprendre qu'il fallait rompre mes fiançailles et le suivre complètement.

Je rencontrai là de grandes difficultés, étant mal compris même par les chrétiens, mais plus tard Dieu m'a donné une compagne qui m'a aidé dans les luttes spirituelles que j'ai eu à soutenir dans mon ministère.
Avant de terminer, laissez-moi vous raconter comment Dieu m'a conduit pour travailler pour lui en France.

Le missionnaire BURTON de la Mission évangélique du Congo, me conseilla d'aller au Havre pour me perfectionner dans la connaissance de la langue française. Là Mlle BIOLLEY, me fit promettre de revenir au Havre avant d'aller en mission. Nous ne savions exactement que faire, mais avec foi nous remîmes tout entre les mains de notre Père céleste, ayant l'assurance qu'il nous conduirait selon ses promesses. Nous connûmes bientôt que c'était la volonté de Dieu. Cependant comme Gédéon nous demandâmes un signe surnaturel au Seigneur.

Un vendredi soir, à son Collège, Dieu me donna un message en langue arabe qui fut compris par une personne comprenant cette langue. Le président de la réunion l'interpréta et l'interprétation fut reconnue exacte par la personne en question.

Cela nous montre que la "glossolalie" si méprisée par certains dans notre temps est semblable aux langues que les apôtres parlèrent le jour de la Pentecôte.

Pour nous, le message fut plus que tout cela. Ce fut une confirmation divine de notre appel, une réponse directe à notre prière. Alléluia!

Dieu nous dit : "Je t'ai montré le premier pas, je te conduirai pas a pas, car avec ton Seigneur, c'est un pas à la fois".

Depuis ce moment, il nous conduit un pas à la fois. Nous ne demandons pas à voir au loin. Un pas à la fois c'est assez, pourvu que Dieu nous conduise.

Seigneur, bénis ce témoignage pour tous ceux qui sont appelés à ton service.

QUE DIEU EN SOIT BENI !

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Histoire de l'Assemblée de Dieu de Narbonne

Au mois d'août 1955, l'Eglise Evangélique de Pentecôte de Narbonne, dont le siège était alors 12 boulevard Gambetta ( au fond du porche ) est déclarée en Préfecture. Mais dès 1950, une assemblée Evangélique existait à Narbonne, les premières réunions d'évangélisation étant animées par le missionnaire anglais Douglas Scott. Le lieu de réunion était à l'emplacement actuel du cinéma "Le Vox". (à cette date, il y avait un dancing appelé "la colonie espagnole"). La tenue de réunions régulières suivit rapidement sous la tutelle de l'Eglise de Perpignan, alors sous la responsabilité du Pasteur Marcel Lefillatre.

"Mon mari revenait des réunions en disant que cette ville était dure à la pénétration de l'Evangile; les gens venaient surtout pour l'imposition des mains. Il a fallu un an de prédication avant de voir enfin une âme s'ouvrir au Seigneur. Et alors tout alla très vite." (Mme Lefillatre)

La journée du 14 octobre 1951 vit les premiers baptêmes se dérouler à Perpignan. huit personnes confessaient Dieu ce jour-là dont Jeanne Fraisse, Mme Beltran, Anne Joulia, Mme François, Mme Truchaud et Mme Sompeyrac. Il faudra attendre mai 1952 pour que huit autres personnes soient baptisées, toujours à Perpignan dont Mme Simon.
Le 29 Juin 1952, M Raffinesque, alors Pasteur de l'Eglise baptisera à Gruissan dans l'eau de mer la première personne à Narbonne.
La salle "Viens et Vois" est ouverte le 26 Juillet 1952 au 12 du boulevard Gambetta, dans un ancien garage, dont la fosse, obsturée par des planches intrigua plus d'un enfant de chrétien. L'inauguration est faite par Marcel Roux, alors pasteur à Toulouse. Le pasteur se déplaçait alors avec un vélo que lui prêtait le mari d'une chrétienne.

"En 1952, M Simon de St Nazaire d'Aude fut guéri de colliques néphrétiques et son épouse, dépressive et squelettique, également délivrée. Son témoignage encouragea de nombreuses personnes de ce petit village à venir aux assemblées, à tel point qu'en 1955, une quarantaine de personnes se rendaient à Narbonne tous les dimanches pour les réunions. La ligne qui auparavant était fermée fut réouverte pour ce groupe de croyants qui faisaient le trajet St Nazaire - Narbonne en chantant des cantiques. Si bien que dans les villages qu'ils traversaient on les appelait les "Alléluias". C'est de cette époque que date la coutume bien narbonnaise qu'ont les chrétiens de vouloir que le culte finisse avant 11h30; en effet, c'était à cette heure que le bus de St-Nazaire repartait et il fallait se presser du Boulevard Gambetta jusqu'aux Trois ponts." (Paul Calzada)

L'ouverture des réunions à Lézignan ne tarde pas. Le Pasteur Raffinesque assure les réunions dans un café "le Grand Soleil", en faisant le trajet avec un vélomoteur que l'Eglise achètera pour la circonstance. Le Pasteur partait en train quand il faisait trop mauvais temps.

"Ce qui a premièrement marqué l'homme sans connaissances ni valeurs spirituelles que j'étais, c'est l'enthousiasme et le dévouement qui semblaient jaillir de cette Eglise Evangélique de Narbonne. Un pasteur qui faisait à mobylette 55km de route de montagne pour officier dans une réunion de cuisine, autant de distance pour le retour, cela me paraissait normal. Après tout, je pensais que ce devait être son travail. Mais que des hommes du village en fassent autant à bicyclette, que mes beaux-parents, déjà âgés, suivent le même chemin juchés sur une de ces motos inconfortables de l'époque, voilà qui dépassait la mesure. Et puis, ce garçon apparemment sans instruction, capable de parler de Jésus-Christ de manière aussi éloquente devant la porte de sa grange, la ferveur des participants aux réunions, un dimanche midi spécialement consacré au jeûne et à la prière dans une salle aussi remplie qu'elle l'était le matin, tout une rangée occupée par un groupe important de jeunes gens et de jeunes filles, j'étais dépassé, étonné, interpellé. Qui se rendait réellement compte de la portée d'un tel témoignage? Ces chrétiens étaient, pour moi, une interrogation de Dieu, une lettre de Christ, une attirance irrésistible, un appel à changer de vie, une preuve que l'Evangile annoncée était valable. Ils avaient rendu la prédication réelle à mes yeux. Désormais, c'était impératif, il fallait que je découvre le moyen de vivre ce qu'ils vivaient." Laurent Van De Putte (Vacances d'été 1954)

Quand le Pasteur Raffinesque part en 1956, l'Eglise a acheté une 4 CV et Daniel Quintin le remplace après une courte période d'intérim assuré par René Laroudi. En 1967, le Pasteur Tichy remplace M. Quintin et Jean-Marie Jullian le remplace à son tour en 1974. C'est sous son impulsion et grâce à sa détermination que l'Eglise achète et construit la salle où elle réside actuellement. Le "maçon en gants de vaisselle roses" réussit son pari puisque le local est inauguré le 8 Juin 1980. Et dans la foulée, il entraîne l'Eglise de Lézignan qui bâtit elle aussi et commence la construction du lieu de culte à Port-la-Nouvelle où durant une nuit, une tornade fera tomber un pan de mur. La construction sera néanmoins achevée et inaugurée le 11 novembre 1985, sous le ministère suivant, celui de Samuel Ferriz. C'est grâce au dynamisme du couple Jullian que la chorale de l'Eglise est créée et qu'elle commença à chanter dans les villages et les maisons de retraite. En 1977, les chants sont accompagnés pour la première fois par un orchestre (avec une batterie) à l'occasion du mariage de Danielle Ribes et de Lucien Iglesias.

  • La rue Martin Nadaud avant la construction
  • Après la démolition
  • La période des fondations
  • Pose de la première brique
  • Construction des piliers
  • Les murs à 1m de hauteur
  • Vue d'ensemble
  • La toiture est finie
  • La façade est terminée

Inauguration de la salle rue Martin Nadaud - Juin 1980

Ci-dessous un extrait d'un article de presse "l'Eglise évangélique de Pentecôte dans ses murs"

Si l'entrée des lieux n'était absolument libre et gratuite, nous écririons que l'inauguration de la nouvelle église évangélique de Pentecôte, dimanche dans la rue Martin-Nadaud, s'est faite "à guichets fermés". Bien que spacieuse et splendide, elle s'est révélée trop petite pour cette brillante manifestation d'ouverture, à laquelle participèrent plus de cinq cents fidèles, sympathisants et amis. Aussi n'est-ce pas sans une certaine satisfaction, mais aussi avec une émotion bien compréhensible, que le pasteur M. Jean-Marie Jullian présenta ce magnifique lieu de culte, construit après plus de quatre années d'efforts, et 45.000 heures de travail bénévole consenties par la communauté en toute liberté, à l'assemblée et aux personnalités locales et religieuses, qui honoraient de leur présence cette grande journée.
Me Hubert Mouly, maire de Narbonne et conseiller général, était présent, et il était accompagné de son premier adjoint, le Dr Jean Garbay. L'on notait également la présence des pasteurs Baumann, Muller et Rodriguez. Après que le pasteur Jullian eût donné des indications et des détails pratiques et techniques, l'un des anciens du Mouvement de Pentecôte, le pasteur Robert Burki expliqua clairement ce qu'il en était de cette association de chrétiens, assez méconnue, et victime de lourds préjugés, alors qu'il ne s'agit que d'un authentique retour aux sources de la chrétienté axé sur la bible, dans son intégralité, et rien de plus. Un mouvement qui n'a rien de systématique, ni de sectaire, et dont les membres s'évertuent à vivre quotidiennement leur foi en tentant de ressembler, de leur mieux, aux disciples du Christ. Le temps ne faisant rien à l'affaire, et l'évangile étant le même, hier, aujourd'hui et demain. Puis, un ancien serviteur de Dieu de l'église de Narbonne, (en fait ils étaient presque tous rassemblés, à cette occasion) M. Quintin, qui demeura onze années dans notre ville, voilà deux décennies, apporta l'habituelle prédication.
La chorale de l'église, celle des grands, mais aussi celle de l'école biblique, égayèrent cet après-midi, en chantant de très jolis choeurs et cantiques, avec maîtrise et talent.
L'inauguration de ce nouveau lieu de culte ne sera pas, du reste, circonscrite à la seule journée dominicale, puisque toute la semaine en cours célèbrera l'événement.
Ce soir, en effet, l'assemblée évangélique de Béziers, et son pasteur M. Legrand, seront les hôtes de l'église de Narbonne. Demain, mercredi, c'est celle de Perpignan, conduite par le pasteur Marcadié, qui sera là. Jeudi, celle de Carcassonne et son pasteur, M. Picavet. Vendredi celle de Montpellier, avec le pasteur Ramos, et le dimanche, ce sera autour de l'église de Sète, d'accompagner, avec son serviteur de Dieu, M. Guichené, le couple de chanteurs et guitaristes Moïse et Dany Hurtrel.
Une semaine fertile et à la mesure de l'événement, pour cette communauté chrétienne qui compte d'importantes « annexes » à Port-la-Nouvelle et à Lézignan-Corbières.

  • L'auditoire et la chorale
  • Le pasteur Jean-Marie Jullian
  • L'auditoire

Chronologie des Pasteurs

1943 : Ouverture sous la responsabilité de Marcel Lefillatre, Pasteur de l'église de Perpignan, les réunions se faisaient à la "Colonie Espagnole" l'actuel Cinéma Vox. Les Pasteurs stagiaires envoyés ou venant avec Marcel Lefillatre : Giordano, Gaillard, Giraud, Laroudi et Miss Turner.

1951-56 : Yves Raffinesque

1956-66 : Daniel Quintin - Pasteurs stagiaires : Claude Faussier, Jean Comtesse, Potenti, Guy Gallifot, Barry Clark.

1966-75 : Jean Tichy - Pasteurs stagiaires : Jean Serré, Jo Santana, Jean-Claude Gontard

1975-86 : Jean-Marie Jullian - Pasteurs stagiaires : Jean-Claude Gontard, René Guitard, Albert Richardson, Gérard Moya, Gérard Sado, Jean Verdier, Louis Martinez

1986-90 : Samuel Ferriz - Pasteurs stagiaires : Louis Martinez, Henri Carceller, Jean Verdier, Rodrigues

1990-93 : Alain Larroque - Pasteur stagiaire : Jacques Giordano

1993-98 : Alain Sivasléian - Pasteurs stagiaires : Franck Vermesse - Thierry Chambeyron

1998-08 : René Delattre - Pasteurs stagiaires : Laurent Dubas - Kamel Benmerabet - Philippe Quéré - Sébastien Quédreux

2008 : Gilles Régnier - François Carreira

Pasteurs et femmes de pasteurs issus de notre église évangélique de Narbonne

Jo et Odile Santana
Paul et Michelle Calzada (ex Michelle Beltran)
Mme Comtesse
Mme Rafinesque
Mme Serre (ex Marie-Jo Calzada)
Mme Danielle Giordano (ex Danielle Ribo)
Mme Sandra Herrera (ex Sandra Reilles)

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