Historique

Bref historique des Assemblées de Dieu en France

Dans la nuit du 31 Décembre au 1er Janvier 1900, à Topeka dans le Kansas (Etats-Unis), le pasteur Charles Parham et un groupe de chrétiens méthodistes avides de découvrir la Parole de Dieu, font l'expérience du baptême du Saint-Esprit et du parler en langues. Le Méthodisme est un mouvement Protestant fondé en Angleterre au XVIIIème siècle par John Wesley en réaction au ritualisme de l'Eglise anglicane.
Les Méthodistes voulurent partager leur expérience mais furent mal reçus par les églises, les suspectant d'exaltation.
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Le Pentecôtisme fait référence à l'expérience biblique de la Pentecôte, conformément à la Bible et notamment au chapître 2 du livre des Actes des Apôtres. C'est ainsi qu'on appellera ce mouvement qui connait un essor extraordinaire.
En 1904, naît au Pays de Galles un mouvement connu sous le nom de "Réveil du Pays de Galles".
En 1930, le prédicateur anglais Douglas Scott arrive en France pour apprendre la langue et se diriger ensuite vers l'Afrique. Le Saint-Esprit confirme le message de la bonne nouvelle de façon spectaculaire et il reste sur le sol français pendant de longues années. Après avoir trouvé accès dans quelques églises et auprès de plusieurs responsables protestants, il est l'un des principaux artisans de l'implantation de l'église de Pentecôte et contribue à la fondation des Assemblées de Dieu de France dont la première convention a lieu au Havre en 1932. Et de fait, les salles s'agrandissent, les assemblées se multiplient :
8 églises en 1933, 26 en 1937, 34 en 1941, plus de 60 en 1947.
De grandes campagnes sont aussi menées à Paris et à Nice. En 1954, dans la capitale, plus de 10 000 personnes se pressent au vélodrome d'hiver. L'année suivante, ce sont les réunions à la salle Wagram. On enregistre des centaines et des centaines de conversions.
Les années ont passé mais Jésus est resté le même, accomplissant son oeuvre de grâce dans notre pays. Aujourd'hui, plus de 600 lieux de réunions permettent à plusieurs dizaines de milliers de chrétiens de vivre la même expérience de Pentecôte. Les Assemblées de Dieu ont su s'adapter et se donner des moyens modernes pour répandre le message de Christ.

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Histoire de l'Assemblée de Dieu de Narbonne

Au mois d'août 1955, l'église évangélique de Pentecôte de Narbonne, dont le siège était alors au 12 boulevard Gambetta ( au fond du porche ) est déclarée en Préfecture. Mais dès 1950, une assemblée évangélique existait à Narbonne, les premières réunions d'évangélisation étant animées par le missionnaire anglais Douglas Scott. Le lieu de réunion était à l'emplacement de l'ancien cinéma "Le Vox", quai Vallière. (à cette date, il y avait un dancing appelé "la colonie espagnole"). La tenue de réunions régulières suivit rapidement sous la tutelle de l'église de Perpignan, alors sous la responsabilité du pasteur Marcel Lefillatre.
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"Mon mari revenait des réunions en disant que cette ville était dure à la pénétration de l'Evangile; les gens venaient surtout pour l'imposition des mains. Il a fallu un an de prédication avant de voir enfin une âme s'ouvrir au Seigneur. Et alors tout alla très vite." (Mme Lefillatre)

La journée du 14 octobre 1951 vit les premiers baptêmes se dérouler à Perpignan. Huit personnes confessaient Dieu ce jour-là dont Mmes Jeannette Fraisse, Marinette Beltran, Anne Julia, François, Truchaud et Sompeyrac. Il faudra attendre mai 1952 pour que huit autres personnes soient baptisées, toujours à Perpignan dont Mme Marie-Thérèse Simon.
Le 29 Juin 1952, M Rafinesque, alors Pasteur de l'église baptisera à Gruissan dans l'eau de mer la première personne à Narbonne.
La salle "Viens et Vois" est ouverte le 26 Juillet 1952 au 12 du boulevard Gambetta, dans un ancien garage, dont la fosse, obstruée par des planches intriguera plus d'un enfant de chrétien. L'inauguration est faite par Marcel Roux, alors pasteur à Toulouse. Le pasteur se déplaçait alors avec un vélo que lui prêtait le mari d'une chrétienne.

"En 1952, M. Simon de Saint Nazaire d'Aude fut guéri de colliques néphrétiques et son épouse, dépressive et squelettique, également délivrée. Son témoignage encouragea de nombreuses personnes de ce petit village à venir aux assemblées, à tel point qu'en 1955, une quarantaine de personnes se rendaient à Narbonne tous les dimanches pour les réunions. La ligne qui auparavant était fermée fut réouverte pour ce groupe de croyants qui faisaient le trajet St Nazaire - Narbonne en chantant des cantiques. Si bien que dans les villages qu'ils traversaient on les appelait les "Alléluias". C'est de cette époque que date la coutume bien narbonnaise qu'ont les chrétiens de vouloir que le culte finisse avant 11h30; en effet, c'était à cette heure que le bus de St-Nazaire repartait et il fallait se presser du Boulevard Gambetta jusqu'aux Trois ponts." (Paul Calzada)

L'ouverture des réunions à Lézignan ne tarde pas. Le pasteur Rafinesque assure les réunions dans un café "Le Grand Soleil", en faisant le trajet avec un vélomoteur que l'église achètera pour la circonstance. Le pasteur partait en train quand il faisait trop mauvais temps.

"Ce qui a premièrement marqué l'homme sans connaissances ni valeurs spirituelles que j'étais, c'est l'enthousiasme et le dévouement qui semblaient jaillir de cette église évangélique de Narbonne. Un pasteur qui faisait à mobylette 55km de route de montagne pour officier dans une réunion de cuisine, autant de distance pour le retour, cela me paraissait normal. Après tout, je pensais que ce devait être son travail. Mais que des hommes du village en fassent autant à bicyclette, que mes beaux-parents, déjà âgés, suivent le même chemin juchés sur une de ces motos inconfortables de l'époque, voilà qui dépassait la mesure. Et puis, ce garçon apparemment sans instruction, capable de parler de Jésus-Christ de manière aussi éloquente devant la porte de sa grange, la ferveur des participants aux réunions, un dimanche midi spécialement consacré au jeûne et à la prière dans une salle aussi remplie qu'elle l'était le matin, tout une rangée occupée par un groupe important de jeunes gens et de jeunes filles, j'étais dépassé, étonné, interpellé. Qui se rendait réellement compte de la portée d'un tel témoignage? Ces chrétiens étaient, pour moi, une interrogation de Dieu, une lettre de Christ, une attirance irrésistible, un appel à changer de vie, une preuve que l'évangile annoncé était valable. Ils avaient rendu la prédication réelle à mes yeux. Désormais, c'était impératif, il fallait que je découvre le moyen de vivre ce qu'ils vivaient." Laurent Van De Putte (Vacances d'été 1954)

Quand le pasteur Rafinesque part en 1956, l'église a acheté une 4 CV et Daniel Quintin le remplace après une courte période d'intérim assuré par René Laroudi. En 1967, le pasteur Tichyj remplace M. Quintin et Jean-Marie Jullian le remplace à son tour en 1974. C'est sous son impulsion et grâce à sa détermination que l'église achète et construit la salle où elle réside actuellement. Le "maçon en gants de vaisselle roses" réussit son pari puisque le local est inauguré le 8 Juin 1980. Et dans la foulée, il entraîne l'église de Lézignan qui bâtit elle aussi et commence la construction du lieu de culte à Port-la-Nouvelle où durant une nuit, une tornade fera tomber un pan de mur. La construction sera néanmoins achevée et inaugurée le 11 novembre 1985, sous le ministère suivant, celui de Samuel Ferriz. C'est grâce au dynamisme du couple Jullian que la chorale de l'église est créée et qu'elle commença à chanter dans les villages et les maisons de retraite. En 1977, les chants sont accompagnés pour la première fois par un orchestre (avec une batterie) à l'occasion du mariage de Danielle Ribes et de Lucien Iglesias.

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Quelques mots d'une profonde humilité, donnés le 27 novembre 2016 par notre premier Pasteur à Narbonne, Yves Rafinesque

Je connais Narbonne depuis longtemps (les années 50, N.D.L.R.) car je suis venu ici pour la première fois prendre contact avec une église presque inexistante. (juste quelques personnes baptisées)
Je n'avais pas pris d'adresse et arrivé de la gare, j'ai demandé à un monsieur sur les Barques un endroit où l'on priait pour les malades; "Oui, il y a des prêtres guérisseurs qui sont là-bas" m'a-t-il dit.
J'avais le renseignement, les "prêtres guérisseurs" étant bien ces serviteurs de Dieu qui priaient pour les malades.

C'est à Narbonne (à la mer) qu'a eu lieu mon premier baptême en la personne de Anita Mourier, chose qui a étonné quelques pasteurs car j'étais à ce moment-là un jeune serviteur encore non reconnu (par le mouvement, N.D.L.R.) mais à qui on avait confié une œuvre où je suis allé de tout mon cœur.
J'ai passé plus de quatre ans et demi ici et par la grâce de Dieu, le Seigneur a béni non pas parce que c'était moi qui préchait; n'importe qui aurait pu le faire, c'était facile.
Notre frère M. Quintin m'a remplacé à Narbonne et avec lui, ce fut pareil : des gens venaient, se convertissaient et l'assemblée ne faisait que grandir.

Je me suis réjoui d'avoir passé ce temps à Narbonne : nous avons vu des choses merveilleuses et glorieuses.
Je pense à une personne venue à l'imposition des mains lors d'une réunion. Cet homme avait un eczéma purulent (à tel point qu'il lui était impossible de se raser) et le lendemain, sa peau était devenue saine. Nous avons vu des choses vraiment magnifiques, le Seigneur confirmait sa parole.
Il faut dire que quand je suis arrivé, il y avait une réunion avec M Lefillatre et quand j'ai vu tous ces gens venir à l'imposition des mains, je me suis dit : "Il faut que Dieu agisse sinon ils ne croiront pas, ils se sentiront frustrés."
Je crois que le Seigneur a entendu ce soupir qu'il y avait dans mon cœur et il a permis qu'il se fasse des miracles, des guérisons et des choses merveilleuses par la grâce de Dieu. (et non pas par moi, "Tonton Yves")

Diaporama de la construction de l'église à Narbonne

En hommage au dévouement de tous ces frères qui ont oeuvré pour la construction des bâtiments, avec la grâce de Dieu.

Inauguration de la salle rue Martin Nadaud - Juin 1980

Ci-dessous un extrait d'un article de presse "l'église évangélique de Pentecôte dans ses murs".
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Si l'entrée des lieux n'était absolument libre et gratuite, nous écririons que l'inauguration de la nouvelle église évangélique de Pentecôte, dimanche dans la rue Martin-Nadaud, s'est faite "à guichets fermés". Bien que spacieuse et splendide, elle s'est révélée trop petite pour cette brillante manifestation d'ouverture, à laquelle participèrent plus de cinq cents fidèles, sympathisants et amis. Aussi n'est-ce pas sans une certaine satisfaction, mais aussi avec une émotion bien compréhensible, que le pasteur M. Jean-Marie Jullian présenta ce magnifique lieu de culte, construit après plus de quatre années d'efforts, et 45.000 heures de travail bénévole consenties par la communauté en toute liberté, à l'assemblée et aux personnalités locales et religieuses, qui honoraient de leur présence cette grande journée.
Me Hubert Mouly, maire de Narbonne et conseiller général, était présent, et il était accompagné de son premier adjoint, le Dr Jean Garbay. L'on notait également la présence des pasteurs Baumann, Muller et Rodriguez. Après que le pasteur Jullian eût donné des indications et des détails pratiques et techniques, l'un des anciens du Mouvement de Pentecôte, le pasteur Robert Burki expliqua clairement ce qu'il en était de cette association de chrétiens, assez méconnue, et victime de lourds préjugés, alors qu'il ne s'agit que d'un authentique retour aux sources de la chrétienté axé sur la bible, dans son intégralité, et rien de plus. Un mouvement qui n'a rien de systématique, ni de sectaire, et dont les membres s'évertuent à vivre quotidiennement leur foi en tentant de ressembler, de leur mieux, aux disciples du Christ. Le temps ne faisant rien à l'affaire, et l'évangile étant le même, hier, aujourd'hui et demain. Puis, un ancien serviteur de Dieu de l'église de Narbonne, (en fait ils étaient presque tous rassemblés, à cette occasion) M. Quintin, qui demeura onze années dans notre ville, voilà deux décennies, apporta l'habituelle prédication.
La chorale de l'église, celle des grands, mais aussi celle de l'école biblique, égayèrent cet après-midi, en chantant de très jolis choeurs et cantiques, avec maîtrise et talent.
L'inauguration de ce nouveau lieu de culte ne sera pas, du reste, circonscrite à la seule journée dominicale, puisque toute la semaine en cours célèbrera l'événement.
Ce soir, en effet, l'assemblée évangélique de Béziers, et son pasteur M. Legrand, seront les hôtes de l'église de Narbonne. Demain, mercredi, c'est celle de Perpignan, conduite par le pasteur Marcadié, qui sera là. Jeudi, celle de Carcassonne et son pasteur, M. Picavet. Vendredi celle de Montpellier, avec le pasteur Ramos, et le dimanche, ce sera autour de l'église de Sète, d'accompagner, avec son serviteur de Dieu, M. Guichené, le couple de chanteurs et guitaristes Moïse et Dany Hurtrel.
Une semaine fertile et à la mesure de l'événement, pour cette communauté chrétienne qui compte d'importantes « annexes » à Port-la-Nouvelle et à Lézignan-Corbières.

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Chronologie des Pasteurs

AnnéesPasteursPasteurs stagiaires
Ouverture en 1943Marcel Lefillatre, pasteur de l'église de PerpignanHenri Giordano, Serge Gaillard, Jacques Giraud, Léon Laroudi et Miss Turner
1951-56Yves Rafinesque
1956-66Daniel QuintinClaude Faussier, Jean Comtesse, Roger Potenti, Guy Gallifot, Barry Clark, Jean-Paul Salvador
1966-75Jean TichyjJean Séré, Jo Santana, Jean-Claude Gontard
1975-86Jean-Marie JullianJean-Claude Gontard, René Guitard, Albert Richardson, Gérard Moya, Gérard Sado, Jean Verdier, Louis Martinez
1986-90Samuel FerrizLouis Martinez, Henri Carceller, Jean Verdier, José Rodrigues
1990-93Alain LarroqueJacques Giordano (1990-92)
1993-98Alain SivasléianFranck Vermesse (1994-96) - Thierry Chambeyron (1996-98)
1998-08René DelattreLaurent Dubas (1998-00) - Kamel Benmerabet (2000-04) - Philippe Quéré (2004-06) - Sébastien Quédreux (2006-08)
2008-10Gilles RégnierFrançois Carreira
2010-13Georges Fontaine
Jérémy Mattina
2013-17Bruno AstierBenjamin Mourier (2015)
Depuis 2017Jean Marc Maurin
Benjamin Mourier

Pasteurs et femmes de pasteurs issus de notre église évangélique de Narbonne

Jo et Odile Santana née Gil
Paul et Michelle Calzada, née Beltran
Mme Marie Comtesse née Savoya
Mme Joséphine Rafinesque née Blaya
Mme Marie-Jo Séré, née Calzada
Mme Danielle Giordano, née Ribo.

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